9 jours et 6 mois

Neuf jours, voilà la durée d’un festival dont on pourrait oublier, une fois plongé dans l’ambiance, que sa préparation aura occupé ses organisateurs pendant près d’un an.

Arrivé en 2011 au Festival de Saintes, dont il est administrateur depuis maintenant trois ans, Frédéric Saint-Pol est l’homme de la situation pour tout ce qui concerne l’organisation. Dès septembre, les organisateurs posent les jalons de ce que sera la programmation du prochain festival en choisissant les futures têtes d’affiche. La partie « orga » à proprement parler prend quant à elle entre trois et six mois de travail. L’organisation du festival représente donc un fil rouge durant une année occupée par les divers événements liés à la Cité musicale de l’Abbaye.

fredericDe l’avis de Frédéric, l’utilisation de l’espace représente la part la plus complexe de la logistique ; il faut en effet partager un espace réduit entre de multiples types d’événements (répétitions, concerts, mais aussi conférences, émissions de radio), ce qui devient particulièrement difficile en cas d’imprévu de dernière minute, le moindre changement entraînant un « effet domino »…

Le budget total du festival s’élève à 850 000 euros. Pour aider au financement, tout un système de collecte de fonds a été mis en place, un « arsenal » selon les termes de Frédéric, allant de l’urne façon pièces jaune, au club d’entreprises, qui regroupe une trentaine de membres. Par ailleurs, l’accent est mis sur la transparence des dons. Ce système commence à donner des résultats intéressants, puisque le montant des fonds ainsi collectés représente cette année entre 150 000 et 200 000 euros.

Cet été, la question du statut des intermittents du spectacle est au coeur de nombreux festivals. Même si le Festival de Saintes emploie une dizaine d’intermittents pour l’équipe technique, et que de nombreux artistes présents, dont la moitié de l’orchestre des Champs-Élysées, partagent le même statut, l’Abbaye aux Dames n’est pas concernée par le mouvement actuel. Cependant, Frédéric se dit solidaire des grévistes et considère que le statut d’intermittent représente un vrai problème.

Au final, les défis à relever en valent la chandelle. Et ce que Frédéric préfère dans ce festival ? « La qualité d’écoute » du public et « l’esprit des lieux », qu’il qualifie tout simplement de « remarquable ».

Mahel Nguimbi

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Mahel Nguimbi

20 ans. Originaire de Loches, en Indre-et-Loire, je viens tout juste de finir deux années de classe préparatoire littéraire à Poitiers et m'apprête à passer les concours des écoles de journalisme l'an prochain.

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