Groover sur les pierres de l’Abbaye

Depuis l’année dernière, le festival appelle quelques groupes de jazz pour diversifier les soirées. Groove catchers assure les deux dernières soirées pour cette édition. Mêlant jazz au funk, sax et beatbox, les quatre musiciens nous ont accordé quelques minutes après leur balance :

Pourquoi venir jouer sur un festival de classique ?

C’est le festival qui nous a appelé l’année dernière. Ils voulaient du jazz pour changer un peu. Le public a bien aimé le concert. C’est parti en bœuf à un moment, cela a plu à tout le monde. Du coup, ils nous ont repris cette année, pour les deux derniers soirs.

Vous ne vous sentez pas un peu en décalage ?

Honnêtement, le public est là. Ca bouge bien, tout le monde se retrouve le soir, ceux jouent dans la journée viennent avec nous. Après, c’est vrai qu’on n’est pas au premier plan, les gens viennent vraiment ici pour écouter du classique. Ils se retrouvent le soir pour boire un coup avec des amis et ils écoutent un peu, c’est assez différent des concerts qu’on fait d’habitude. Par exemple, demain, on va jouer dans un festival de jazz. Le public est là pour nous, on est un peu l’attraction de la soirée.

Vous avez eu le temps de voir ce qui passait sur le festival ?

On a pas regardé la programmation, en fait hier nous sommes arrivés, on a fait la balance, puis on est allé manger et c’était l’heure de jouer. On a vraiment pas eu le temps. C’est souvent comme ça en festival, on ne voit pas trop les autres groupes. C’est un peu, tu viens, tu joues, tu pars.

Pour en revenir à des questions un peu plus classiques, vous venez d’où ?

On s’est rencontré à Jazz à Tours [École de musiques actuelles]. On a commencé à jouer en trio, Sax, basse et batterie. On a été poussé par l’école pour faire le maximum de dates et monter un vrai projet. Julien [Beatbox et clarinette basse], qui est passé par la même école, nous a rejoint pour notre premier album « 53 ».

Ce n’est quand même pas hyper courant dans ce type de formation, comment c’est venu ?

En fait, c’est vraiment une histoire de rencontre. Julien fait un peu couteau suisse. C’est le trio qui est venu le chercher, ça a permis de changer un peu les esthétiques.

Comment devient-on beat boxer ?

Je dirai, en rencontrant d’autres beatboxers. En plus, aujourd’hui, ça passe beaucoup par internet, sur YouTube par exemple. La plupart des beatboxers ont une chaine. On les écoute, on essaie de faire pareil. Il n’y a pas d’école pour ça, même si aujourd’hui on ne voit pas mal d’intervention dans les écoles et dans les conservatoires.

Comment ça se passe dans le groupe ?

On est des bons potes à la base, même si Antoine et Johann ont des caractères vraiment différents et qu’ils se prennent parfois la tête sur des conneries. Mais bon, dès le lendemain c’est oublié. Quand on joue, on aime bien rester pas mal ensemble. On va manger tous les quatre avant le concert, et puis après, on va toujours boire un coup. Ce qui est pas mal, c’est qu’il n’y a pas de rivalités entre nous, il n’y a pas de leader. C’est plutôt un projet où chacun ramène sa pâte, c’est vraiment ouvert comme groupe.

Donc la formation pourrait encore bouger ?

Oui, pourquoi pas. Pour l’instant, ça marche bien comme ça, mais on reste ouvert. Si d’autres mecs veulent se joindre à nous, pourquoi pas.

Seulement des mecs ?

C’est un peu compliqué dans notre milieu, il y a assez peu de filles qui font de la musique, c’est bien le souci.. Mais on n’est pas contre le fait qu’il y en ait plus !

Cécile Tessier

 

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