« La seule pièce fermée à clé de l’Abbaye »

Odile, directrice de l’Abbaye aux Dames nous a assuré que la sacristie, flanquée à l’Abbaye, était une des pièces maîtresses du Festival. Le père Bertrand Monnard et Christophe RENAUD, régisseur général sur le festival, ont ouvert les portes.

Chapelle latérale de l’église, la sacristie est « la seule pièce fermée à clé de l’Abbaye » annonce Christophe Renaud. « C’est le lieu protégé de l’Abbaye » continue ce dernier. « Au départ c’est une chapelle dans l’église après le départ des militaires [1924], on a décidé d’utiliser cette petite chapelle comme sacristie » annonce Bertrand Monnard. La sacristie est une pièce qui touche l’église où l’on entrepose tout ce qui sert pour la messe (les objets liturgiques, les habits du prêtre, cierges, pupitres..). Le prêtre s’y prépare et les enfants de chœur aussi.

Cette sacristie, qui a été réparée dans l’année est plus spacieuse, plus fonctionnelle. « On y prépare les bouquets qui ornent l’église. Je trouve que l’on a aménagé d’une belle manière cette sacristie. On y a d’ailleurs installé des placards et un chauffe-eau pour plus de confort » confie le père Monnard. L’aménagement de la sacristie permet de bénéficier de la lumière des vitraux. « Le dimanche matin, avant la messe, le soleil tape dans les vitraux, on a une belle lumière » s’exclame le père. Cette pièce est fermée au public, impossible de la visiter, puisqu’un grand nombre d’objets de valeurs y est entreposé. « Outre les affaires de la paroisse que l’on pousse au fond, en accord avec eux bien sûr, on loge tout ce qui est matériel électrique particulier et sensible (lumières pour les pupitres par exemple) on loge aussi toute la régie des captations de sons qui sont faîtes pour le festival. Il se trouve qu’il y a un carreau cassé dans la sacristie par lequel on passe tous les multi pares de sons, rallonge électrique, câbles réseau…. Pour l’extérieur de la salle » éclaircit le régisseur général.

Il existe aussi des régies temporaires, lors du passage de certaines émissions en direct, cette pièce abrite aussi « des objets qui valent plus que moi » rigole Christophe Renaud, les ordinateurs, les consoles par exemple. « Ils les prennent et les enlèvent quand ils viennent, c’est le principe d’une régie temporaire » explique le régisseur général de l’Abbaye. « Le pire c’est qu’il nous arrive de faire des kilomètres pour trouver la clé » s’amuse Christophe Renaud. En effet, cette pièce est fermée à clé, mais il n’existe qu’une seule et unique clé. Il y a beau avoir un grand nombre de personnes qui passent dans cette pièce, une seule clé est disponible.

« L’homme qui s’occupait de l’installation des retours vidéos dans le chœur de l’Abbatiale avait les clés. Je lui ai dit de bien remettre les clés comme il n’y en a qu’une. Il a remis des clés dans la boîte à clé, mais il s’est trompé de clé et il a mis celles de sa boîte aux lettres et a gardé les clés de la sacristie sur lui. Je l’ai appelé et il est revenu heureusement, il habitait pas loin d’ici » se souvient Christophe. « Nous accueillons le festival puisque finalement nous leur laissons l’abbatiale » affirme Bernard Monnard.

Selon le prêtre, c’est une chance d’avoir deux églises côte à côte, en effet, avant la Révolution, l’abbatiale était réservée pour la messe des 80 sœurs du monastère. L’église saint Pallais, qui était à l’extérieur du monastère, était l’église paroissiale du faubourg et servait pour les habitants du quartier. Cette église St Pallais a aussi servi pendant tout le 19e siècle, puisque le monastère était une caserne militaire. « Pendant le festival, on habite l’église St Pallais. Il y a un temps de prière à 9 h 45, la messe à 10 h et la prière des vêpres à 19 h » annonce le curé.

Le lieu accueille aussi une permanence d’accueil. Un espace d’exhibition sous la toile verte est aussi disponible avec une vente de livres religieux. Une tradition existe depuis les débuts du festival, lancée par le curé de la paroisse à ce moment-là, elle consiste à célébrer la messe du dimanche sur la scène de l’Abbaye.

C’est le père Monnard qui dirige les messes durant le festival, il est sur la paroisse depuis 5 ans et prêtre depuis 28 ans. Il travaille avec l’évêque sur les JMJ, un rassemblement de 2 millions de jeunes de 18 à 30 ans, dont 84 de Charente Maritime. Cette année, il y lieu en Pologne. Les jeunes et les organisateurs partent dès lundi pour deux semaines. « On aura à montrer patte blanche » explique le prêtre puisque le contrôle aux frontières a été rétabli en Pologne depuis quelques semaines. « Des mesures de sécurité ont été mises en place » depuis les attentats, assure Bertrand Monnard. « C’est comme à l’Euro, les lieux vont être sécurisés et des mesures de sécurité ont été prises » continue le prêtre.

Mathilde Scapin

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Mathilde Scapin

Je suis charentaise et j'ai 16 ans. Je passe en 1ère ES au Lycée Bellevue à Saintes. Je fais du handball depuis 2 ans et j'étudie le russe depuis plusieurs années. J'aimerai essayer de rentrer à Sciences Po Paris et peut être faire du journalisme après qui sait... On verra bien ce que l'avenir me réserve!

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